C'est déjà pratiquement la fin des vacances et je n'ai rien eu le temps de faire. Y'avait tellement de choses, tellement de projets que finalement j'ai rien fait. Il faut que je mette un peu d'ordre dans ma vie.
Je pense à pleins de trucs, beaucoup trop et du coup bah je fais rien...
"J'aimerais bien penser à deux centimètres à l'heure, pour éviter les pleurs"
J'aime regarder le film "Lost in Translation" pour la énième fois et toujours autant rêver devant ces images...
Heureusement y'a le nouveau Ghinzu qui vient mettre la pêche, qui débouche les oreilles, qui réveille et déménage. Un concentré de vitalité.
Prendre une douche brûlante. Je suis pas en forme en ce moment. J'ai une douleur au niveau de l'estomac. Pas mal à l'estomac, mais une douleur, comme si j'étais comprimée. Je m'imagines comme à chaque fois qu'un truc ne tourne pas rond, que j'ai une grave maladie. Je dois être un peu hypocondriaque. Quoique non, la douleur je ne l'invente pas. J'ai vraiment mal. Mais à chaque fois j'imagine déjà un médecin me dire qu'il faut m'opérer de toute urgence. Je me vois déjà à l'hopital, le personnel me regardant d'un air grave. Adrénaline du temps qu'il faut réussir à braver pour pouvoir me sauver...
Une douche brûlante donc. Bob Dylan à fond dans la salle de bain. Un arc-en-ciel sur le mur de la douche. Effet d'optique. Décomposition de la lumière du soleil par la vitre, jouant le rôle de prisme. Couleurs sur le carrelage blanc. Petit bout de gaieté. Je m'adandonne sous l'eau très chaude, l'eau qui rougit ma peau de part sa température. La douleur passe. Je m'abandonne et je l'oublie.
Je suis fatiguée. Fatiguée de ma soirée d'hier. revoir tous ceux du lycée. Je ne les avais pas vus depuis plusieurs mois. D'abord, en arrivant, je me sens comme lasse, je ne suis pas dedans. Je vois tous ces gens, c'est comme si ce n'était pas réel. de tous les revoir. je m'imprègne peu à eu de l'ambiance. Je danse. Je vois F. au loin, il passe pas loin. On est plus amis. On se dit bonjour par politesse. Et puis parce que voilà, il le faut. Pourtant il compte toujours beaucoup pour moi. Mais voilà, on a fait notre petit bout de chemin depuis presque six mois et on a certainement plus grand chose en commun. C'est plus comme avant. Je suis plus aussi à l'aise avec eux. Je danse, j'essaie de me défouler mais au fond je me demande ce que je fais là.
Je suis contente de les voir. Parce que quand même pour la plupart j'ai passé 5 à 7 ans de ma vie avec. On retrouve vite nos repères mais pas tout à fait. Je me rends compte que ça ne me manque pas tant que ça de ne presque plus les voir. Malgré les promesses réalisées à la fin du lycée. Tout change. Je finirai par tous les perdre de vue. Je le sais. Parce que j'ai pas tant d'attaches que ça, enfin de compte.
Je suis fatiguée assez tôt. J'ai mal aux pieds. J'ai chaud. Je suis pas bien. Je bois coca sur coca mais ça ne me fais rien. J'ai besoin d'un grand verre d'eau fraîche plutôt. Il est 3h00 et je tombe de fatigue. Encore un heure et puis je rentre chez moi. C'est à la fin, en allant chercher mon manteau, que je profite le plus. C'est pas vraiment malin mais je suis avec I. et je l'adore cette fille. On se connait depuis la sixième et encore avant on était dans le même cours de danse. Parce qu'elle est géniale, parce qu'elle est épanouie, parce qu'elle est de plus en plus belle, parce que j'adore l'écouter, parce qu'elle m'agace des fois, parce qu'elle est intelligente et que pour moi c'est la plus mieux de toutes les filles de la Terre. Elle va réussir. Elle sera heureuse et ça me rend heureuse parce qu'elle le mérite.
Néanmoins envie de couper tous les ponts du coup. Et partir loin.
Je repars chez moi dans la voiture à S. Sa petite voiture parlante. Avec la porte passager qui ne ferme plus et que j'ai dû tenir tout le long du voyage. 7km seulement. Heureusement. Le froid qui me réveille.
Je me couche. J'ai froid. J'ai vraiment très froid. Je suis congelée. Je rajoute pull par dessus le pyjama et chaussettes aux pieds. La douleur au ventre me prends. Je me relève pour manger un bout. Je m'endors.
J'ai toujours mal.
L'arc-en-ciel, sur le mur de la douche, a disparu. Le soleil a tourné.
Mama, take this badge off of me
I can't use it anymore.
It's gettin' dark, too dark to see
I feels I'm knockin' on heaven's door.
[...]
Bob Dylan
Me faire chauffer le visage derrière une fenêtre, un midi ensoleillé d'hiver, en écoutant "Alone in Kyoto".
Revenir ici après pratiquement un mois d'abstention, ça fait bizarre. Pas encore repris tous mes repères... J'ai du mal à écrire, à trouver les mots.
Nouvelle année depuis un mois, on aimerais toujours qu'au moment où on passe minuit, au moment où on change d'année un tas de choses soient changées, tous les soucis effacés pour repartir du bon pied sur une nouvelle année. Mais rien de tout ça n'arrive. Tous nos ennuis sont toujours là, rien ne change.
J'ai commencé l'année 2005 avec un foirage gargantuesque de mes partiels. Si bien que je ne sais même pas si je pourrais rattraper en juin. Je préfère pas penser à la question des études à venir. Je préfère pas y penser, c'est trop angoissant.
Foirage des études, foirage des histoires de coeur.
Je joue avec A., parce que je me rends compte que j'ai pas le courage de refuser de le voir. Je joue avec lui parce que j'ai toujours pas trouvé l'amour et que d'être avec lui c'est mieux que toute seule. Parce que j'ai pas le courage d'affronter ma solitude. Parce que j'ai peur de cette solitude. J'aime pas être toute seule. Y'a pas grand monde qui aime. Mais je pense que rester avec quelqu'un qu'on aime pas plus que ça, quelqu'un dont on se fout un peu ça devient plus malsain. Partager mon corps avec un type dont je sais pertinemment que ça ne donnera rien. Un type avec qui je ne serai jamais heureuse, avec qui je ne partage rien d'autre que ce corps. C'est malsain. C'est moche, c'est dégueulasse.

Et passer des heures à réfléchir dans la salle de bain, mes fesses posées sur le tapis de douche, la tête sur les genoux. Des heures à réfléchir à ma vie, à mes proches, à mon entourage. Pour essayer de me retrouver un peu de repères.
Je parais triste mais je le suis même pas. C'est une absence totale de sentiments concernant ma petite vie. J'ai tellement cherché je ne sais quoi que je n'ai plus d'avis. Je sais pas ce que je ressens, c'est comme un grand vide. C'est le trou noir à l'intérieur de moi. Je vais bien, je ne vais pas mal, mais je ne vais pas super bien. C'est le vide.
Il va falloir remplir tout ça de tout plein de jolies choses...
Et encore parler pour ne rien dire
Mardi après-midi
Hmmm, se balader dans neige tombée ce matin. S'évader sur les petits sentiers pour la trouver encore immaculée. Courir avec Helga, se faire une grande bataille de boules de neiges, mes gants roses à rayures sont tous sales maintenant. Avoir les mains gelées, le souffle court et même pas avoir froid tellement on court et tellement on rit. La fumée qui se forme, nos lèvres engourdies. Courir encore, être essouflée. Juqu'à trouver un grand terrain vague. Avoir envie d'un gros bonhomme de neige. Le plus gros qu'on ait jamais fait. Mais c'est quand même sacrément long à faire un gros bonhomme. On se rend pas compte quand on est ptiot... N'empêche que mon bonhomme il est bien dodu et qu'il va tenir le choc sacrément longtemps. :-) Peut-être même qu'il va passer 2005 !??!! J'espère.
Je repars peut-être à la ville demain. Pour réviser un peu mes partiels, être au calme et raison principale: me débaucher avec Antoine "jme la pète", hihi ! Non c'est pour rire, je vais juste le voir, peut-être lui laisser une chance, passer le nouvel an en amoureux avec lui, lui faire arrêter la fumette, il deviendra un mec bien, il sera fou de moi, je lui aurais sauvé la vie. Je l'aurais sorti de tout ça, il m'en sera éternellement reconnaissant, je serais sa sauveuse, son petit chou, sa chérie, l'amour de sa vie. Hum hum, d'accord, j'avoue avoir pris un coup de froid, je délire. C'est aussi le stress des révisions à venir. C'est mes premiers partiels. Sniff, j'ai la larme à l'oeil, ce que c'est émouvant. La main sur le coeur. Recueillons nous. Silence, recueillement.
Bon et sinon ces fêtes... Un Noël mitigé pour moi. Disons que ça aurais pu être pire. Mes cadeaux ont plus, je crois. J'ai bien mangé (extrèmement bien mangé)... euh...(et beaucoup aussi). J'ai une famille de cinglés: des grands-parents allumés, un oncle complètement rabat-joie, une petite cousine simulatrice (si, si, je vous jure, ça promet), etc, etc... Enfin, c'était passable cette année. Oui, ça allait.
On peut dire "Ouf".
Hmmm j'ai fait des bons cookies, avec pleins de noisettes et de pépites de chocolat. Même que c'est trop bon. J'aurais du doubler la dose. Et puis quoi c'est pas parce que c'est Noël qu'il faut seulement se goinfrer de ces ignobles crottes en chocolat... D'ailleurs rien que le nom...
_ _ _ _ _ _
J-03 avant Noël... J'avoue que c'est pas la date de l'année que j'attends le plus. Les repas de famille, être souriante toute la soirée et toute la journée du lendemain... C'est pas rigolo, Noël devrait être une fête et au lieu de ça, c'est une journée plus qu'ennuyeuse pour moi. J'espère toutes les années que ça va changer, mais au fil du temps, cela empire. Je ne passe même pas les fêtes avec des membres de ma famille que je vois peu souvent. Pour moi, il n'y a aucun intérêt.
Je vais quand même essayer cette année de profiter de mes grands-parents.
J'aimerais tellement que ces fêtes soient magiques. Avoir une maison entièrement décorée, croire encore au Père Noël, aimer les chocolats au pralin et les bûches, voir mes cousins et cousines que je n'ai pas vus pousser depuis des années, voir mes amis aussi et leur faire tous pleins de petits cadeaux, manger des pains d'épices. Noël comme dans les films américains. C'est peut-être complètement cliché et ringard pour certains, mais d'un côté, moi ça me fait rêver. :-)
Quand j'étais petite, les fêtes de Noël se passaient toujours avec ma Mémère, ma Mamie, mon Papy, une tata et mes parents. Cela n'a guère beaucoup changé. Aux environs de 23 heures, mes parents m'envoyaient au lit, parce que je ne devais absolument pas voir le Père Noël. J'étais super jalouse de eux, les adultes, parce qu'ils ne se couchaient pas, je posais des tas de questions mais je finissais toujours par m'endormir. Et puis, environ une heure après, ma maman venait me réveiller, et toute ensommeillée, je retournais au sapin, émerveillée de voir tous les cadeaux, me disant que quand même ce Père Noël il était super fort pour faire aussi peu de bruit. Même que je m'en voulais de m'être endormie. Et puis l'ouverture des cadeaux, l'insouciance. Les veillées jusque tard dans la nuit, à essayer mes nouveaux jouets, à survoler mes nouveaux livres. Finalement retourner me coucher. Je me réveillais le lendemain matin, je déjeunais sur la table, encore festive de la veille, puis je me préparais pour aller fêter Noël chez ma mamie. Je voyais mes cousines, on se racontais tous les cadeaux qu'on avait eus.
En fait, pas grand chose n'a changé, mais je sais pas, c'est plus pareil. Quand j'étais petite je n'avais vraiment pas du tout envie que cette journée se finisse. Maintenant c'est plus pareil. Il y a comme une lassitude.
J'aimerais bien aller le fêter en Finlande en fait. Avec plein de neige, le grand froid.
_ _ _ _ _ _
J'ai éteint mon portable, comme ça je ne peux pas le surveiller d'un oeil désapprobateur. Pauvre petit portable, il n'y est pour rien, mais je le déteste plus que tout en ce moment. Mais je culpabilise aussi, parce que j'ai passé tellement de bons moments avec ce petit machin. Et puis je suis tellement folle de lui...
Et oui je l'avoue je suis portablophile. Heum heum. J'aime tellement quand il est heureux et qu'il m'exprime sa joie par de petits ronronnements. M'enfin.
Les mots pour la p'tite fiancée
Celle qu'on aurait pas dû laisser tomber
Avec son p'tit coeur qui rêve sur le pavé
Et son petit regard qui sait plus où s'poser
[...]
Ah oui parce que moi je préfère largement lire ou dessiner que de réviser mes td de chimie... Ca va faire mal aux partiels...
Note pour moi même:
-Penser à un retournement de situation. Je veux dire par là qu'il faudrai peut-être que j'oublie le petit bout de scientifique qui est en moi pour me consacrer entièrement à l'autre bout. Non?
- Penser à d'autres études possibles que des études scientifiques.
Bon là, j'avoue qu'on ne trouve pas la solution la plus simple qui est de travailler quand même cette année pour ne pas avoir un dossier pourri. Mais comment je fais pour trouver la motivation? hein? Comment je fais?
...
